Lac Nelson, joyaux au milieu d'un ecrin de montagnes enneigeesEn plus d’être retournés 24 heures en arrière dans le temps, en franchissant la ligne de partage du jour, qui permis a un certain Phileas Fogg de gagner son tour du monde en 80 jours (mais il allait dans l’autre sens, lui), il pleut et il fait froid lorsque nous arrivons à Auckland en Nouvelle Zélande. Comme s’il fallait nous indiquer que « Tahiti, c’est fini »…
Pourtant l’accueil des douaniers sera sympathique et professionnel, très soucieux ce préserver un maximum leur pays des maladies agricoles, nous nous faisons d’abord renifler par un comique basset, et sa douanière, avant de devoir confier bottines de marche et tente pour un nettoyage désinfectant. Tout est fait et demandé avec le sourire et la gentillesse. Un monde de différence avec les agents des douanes de notre vieille Europe.
Auckland se résumera à une bonne chambre (pour rappel, nous avons passé la dernière nuit dans l’aéroport de Papeete), et à la location d’un minivan, surnommé « Chopper », pour la somme dérisoire de 12euros par jours, ferry entre les deux îles compris. Nous quitterons vite la ville au volant de ce gage de liberté polluant pour nous enfoncer dans la campagne de l’Ile du Nord.
Pourtant l’accueil des douaniers sera sympathique et professionnel, très soucieux ce préserver un maximum leur pays des maladies agricoles, nous nous faisons d’abord renifler par un comique basset, et sa douanière, avant de devoir confier bottines de marche et tente pour un nettoyage désinfectant. Tout est fait et demandé avec le sourire et la gentillesse. Un monde de différence avec les agents des douanes de notre vieille Europe.
Auckland se résumera à une bonne chambre (pour rappel, nous avons passé la dernière nuit dans l’aéroport de Papeete), et à la location d’un minivan, surnommé « Chopper », pour la somme dérisoire de 12euros par jours, ferry entre les deux îles compris. Nous quitterons vite la ville au volant de ce gage de liberté polluant pour nous enfoncer dans la campagne de l’Ile du Nord.
Photos d'Auckland:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/Auckland
La première journée passe à travers une région de collines vertes et ondulantes, toutes tachetées de petits flocons blancs, innombrables moutons, qu’aiguaye plus encore quelques vieux grands arbres ci et là, si joliment filmée par Peter Jackson pour représenter la Conté dans les films du « Lord of the Rings ». Ces films et les images qui y sont associées nous accompagnerons tout au long de notre périple en Terre du Milieu, autre nom de la Nouvelle Zélande depuis leurs sorties dans les salles. Une aire d’arrêt bien proprette en bordure d’une gorge impressionnante, la Karangahake Gorge, d’où furent extraites jadis de grandes quantités d’or, nous servira de première étape pour la nuit.
La première journée passe à travers une région de collines vertes et ondulantes, toutes tachetées de petits flocons blancs, innombrables moutons, qu’aiguaye plus encore quelques vieux grands arbres ci et là, si joliment filmée par Peter Jackson pour représenter la Conté dans les films du « Lord of the Rings ». Ces films et les images qui y sont associées nous accompagnerons tout au long de notre périple en Terre du Milieu, autre nom de la Nouvelle Zélande depuis leurs sorties dans les salles. Une aire d’arrêt bien proprette en bordure d’une gorge impressionnante, la Karangahake Gorge, d’où furent extraites jadis de grandes quantités d’or, nous servira de première étape pour la nuit.
Photos de la Conté:
Photos de la Gorge de Karangahake:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/KarangahakeGorge
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Reprenant la rivière de bitume après quelques explorations des anciennes galeries minières, nous chemineront jusqu’au Mont Manganui, grand volcan situé sur sa propre presqu’ile en bordure d’une mer semblant faite pour les surfeurs tant les vagues y sont parfaites et régulières (on nous confiera plus tard que ce fut le cas, mais de main d’homme). Fin de journée aux alentours de Rotorua à chercher un endroit discret pour poser le van pour la nuit, qui nous sera offert sous la forme d’un point de vue, sans vue, entre le « lac vert » et le « lac bleu ».
Photos de Tauranga et Manganui:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/TaurangaEtManganui
Six heures du matin, un homme frappe au carreau et nous nous faisons jeter du lieu… « On commence à tronçonner dans 15 minutes ! » nous dira-t-il.
Passant par une zone puant l’œuf pourri, riche en geysers et autres sources thermales, d’origine volcanique, entre hautes collines boisées de sapins, en plein cœur du territoire Maori, nous avalerons les kilomètres le long du grand lac Taupo jusqu'à l’entrée du parc national Tongariro. Parc connu pour sa marche « Tongariro crossing », une randonnée extrême de huit à neuf heures passant par-dessus, et entre, d’immenses volcans pelés, que nous espérons entreprendre le lendemain. C’est au bout d’un chemin de gravier de sept kilomètres, au début de la piste que nous nous arrêterons pour la nuit, seuls dans un paysage désolé et battu par les vents, recouvert de mousses et de lichens rouges et jaunes.
Six heures du matin, un homme frappe au carreau et nous nous faisons jeter du lieu… « On commence à tronçonner dans 15 minutes ! » nous dira-t-il.
Passant par une zone puant l’œuf pourri, riche en geysers et autres sources thermales, d’origine volcanique, entre hautes collines boisées de sapins, en plein cœur du territoire Maori, nous avalerons les kilomètres le long du grand lac Taupo jusqu'à l’entrée du parc national Tongariro. Parc connu pour sa marche « Tongariro crossing », une randonnée extrême de huit à neuf heures passant par-dessus, et entre, d’immenses volcans pelés, que nous espérons entreprendre le lendemain. C’est au bout d’un chemin de gravier de sept kilomètres, au début de la piste que nous nous arrêterons pour la nuit, seuls dans un paysage désolé et battu par les vents, recouvert de mousses et de lichens rouges et jaunes.
Photos de Roturoa et du Lac Taupo:
Nos premiers pas de la journée seront perdus dans un brouillard dense, hélas très vite remplacé par une pluie battante. Apres une heure de ce traitement, trempés jusqu’aux os, nous décidons d’arrêter les frais ; inutile de se faire rincer huit heures durant en ne voyant rien de ces lieux (utilisés pour imager le Mordor dans les films)… Une corde à linge vite placée à l’arrière du van, et nous repartons vers le sud, non sans nous être arrêtés au bout des pistes de skis (sur volcan en activité) pour toucher la neige. Dernière nuit sur l’ile du nord dans un camping gratuit (douche froide et tout le non confort possible…) situé entre les falaises qui bordent une rivière encaissée, (aussi connue sous le nom d’Anduin pour les fans).
Photos de Tongariro Ntl Park:
Photos de la riviere Anduin (Rangitikei River):
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/RangitikeiRiver
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Laissant l’ile du Nord, trop vite expédiée, derrière nous, après une brève visite à Wellington, la capitale, nous embarquerons sur le ferry vers Picton sur l’Ile du Sud, à laquelle nous espérons rendre un peu plus justice. L’arrivée dans cette ile, réputée la plus belle, nous emmènera à travers le « Marlborough Sound », très jolie succession de canaux marins sauvages et de petits fjords boisés, histoire de nous donner tout de suite un avant gout de ce qui attend nos sens. La quête quotidienne d’un lieu d’arrêt gratuit aboutira bien tard et dans le noir sur un simple terre plein en bordure de la route, au milieu de la jungle de montagne.
Photos de Wellington:
Photos vers l'Ile du Sud et Malborough Sound:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/VersLIleDuSudEtMalboroughSound
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Une heure de promenade le matin sur la « Queen Charlotte track », ne fusse que pour voir arriver le beau temps sur les fjords sauvages, et nous coupons l’ile par son centre en passant par une région vinicole qui laisse déjà apparaitre de grands sommets enneigés dans le lointain. Au cœur de ceux-ci, nous faisons halte au bord des lacs Nelson, joyaux magnifiques posés au creux d’un écrin de falaises enneigées. L’un des plus beaux endroits qu’il m’ait été donné de voir… Mélanie nous dénichera une merveilleuse cachette pour la nuit au bout d’un chemin de gravier donnant sur la rivière sauvage qui coule au fond de la Buller Gorge.
Photos de la Queen Charlotte Track:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/MalbouroughSound
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Photos des Lacs Nelson:
Photos de la Buller Gorge:
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Rejoignant la cote ouest de l’île, nos roues s’arrêtent prés de Westport afin de payer nos respects à la grosse soixantaine de phoques de toutes tailles (du mignon bébé à l’énorme mâle dominant et agressif) qui composent la colonie locale. Le brouillard est de retour, cachant hélas une route côtière sensée être superbe. Visite de quelques formations rocheuses bizarroïdes, et étape sur les bords d’un charmant petit lac alors que le brouillard se lève enfin.
Photos de Westport:
Photos des Pancakes Rocks:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/PancakeRocks
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Deux glaciers nous attendaient aujourd’hui. Le Franz Joseph et le Fox, géants de glaces et de rocs enchevêtrés qui se dressent tels de gigantesques murs cyclopéens jusqu’aux hauteurs montagneuses de leur vallées. Le premier se laisse approcher de très (très) prés, et nous écrase littéralement par sa masse et ses craquements sonores au fond de sa vallée encaissée. Le second, plus gracieux, est dans une phase agitée, et il convient de l’admirer d’une distance respectable. Tous deux crachent un torrent tumultueux d’eau blanc-gris depuis d’intrigantes grottes glacières, vastes ouvertures vers les entrailles frigorifiées et dangereuses des glaciers.
Photos des glaciers:
Poursuivant la route côtière vers le sud, nous laisserons la cote sur notre droite pour nous enfoncer encore un peu plus dans les « Alpes » néo-zélandaises en passant par des paysages toujours plus magnifiques dont le col de Haast, non loin duquel nous avons fait notre désormais traditionnelle halte discrète du soir, nous arriverons à Queenstown, la capitale mondiales des activités à sensations fortes (style Bunji jumping et autres), après avoir fait le détour jusqu’au charmant village d’Arrowtown, jolies maisons traditionnelles et rues bordées de grands arbres . Queenstown, et surtout sa faune de jeunes branchés venus chercher la fête et la soi-disant aventure au bout d’un élastique, ne nous laisseront pas vraiment un souvenir impérissable, et nous passerons bien vite notre chemin pour longer une énorme paroi montagneuse s’étirant sur une bonne distance et semblant infranchissable, les monts Remarquables (qui méritent bien leurs noms). Un peu plus loin, une courbe abandonnée et dissimulée de l’ancienne route du sud nous fournit une halte de choix se doublant d’un point de vue imprenable sur un autre lac magnifique dans lequel se reflètent cieux, falaises abruptes et cimes enneigées.
Photos de la descente vers le Sud du pays:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/VersLeSudDeLaNZ
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Photos d'Arrowtown et de Queenstown:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/ArrowtownEtQueenstown
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Le réveil du jour, et des êtres, sera de toute beauté ce matin-ci, le lac reflétant les promesses d’un ciel bleu immaculé pour une longue journée de route devant nous emmener d’abord jusqu’a Te Anau, la porte du Fjordland, et ensuite, on l’espère, jusqu’a Milford Sound, au plus profond de ces terres préservées et sauvages.
Photos du Fjordland:
La première partie sera la plus facile, et la petite bourgade nous réservera bon accueil, située au bord d’un énième lac très bleu, très pur, enchanté par les reflets des monts enneigés qui somnolent en arrière plan. Mais de la commence une longue route solitaire, réputée difficile et parfois dangereuse. Une route qui, pourtant, avec la grâce d’une journée d’air pur et de vues dégagées a la perfection, se marquera a tout jamais dans ma mémoire comme la plus belle, non, la plus magnifique, qu’il m’ai été donne de parcourir jusqu’a présent. Plus de montagnes aux cimes enneigées encore, c’en devient une orgie, nous nous enfonçons en leur sein, plus loin toujours, par de longues vallées encaissées donnant l’une dans l’autre, en une succession improbable de paysages a la fois suisses et scandinaves... Je peine a trouver mes mots pour décrire ce que mes yeux et mon coeur ont vu et vécu aujourd’hui, cet élan vers l’infini naturel, ou cet émerveillement impressionné qui nous fait sentir immense et tout petit, les deux a la fois, lorsque, le temps d’une pause, on se tient sur un point de vue qui semble flotter au centre d’un cercle de pics et de sommets mélanges. Sur 360 degrés, recouvertes de leurs parures douce et blanchâtre, des montagnes nous entourent, nous dominent et nous surveillent, comme se tenant par les mains dans une chaîne vigilante...
L’arrivée au fond du fjord de Milford Sound, à l’extrémité des 120km de goudron, sera paradoxalement moins enivrante que le chemin parcouru pour ce faire. Quoique de toute beauté et enfoncé dans des parois abruptes d’ou jaillissent quelques grosses cascades et autres chutes, le petit bras de mer qui fait le fjord ne nous fera pas l’effet attendu. Le cheminement surpassant la destination, nous reprendront vite la route dans l’autre sens, espérant poser le camp dans le point de vue magique décrit plus haut, par chance seul endroit du coin dans lequel fut omis l’habituel petit signe interdisant camping ou arrêt nocturne. Ce qui n’est pas interdit étant permis (dans la mesure du bon sens), le lieu sera a nous, rien qu’a nous, pour admirer dans la tranquillité les effets de la transition des lumières de fin de journée a celles des étoiles sur ce cirque montagneux unique et inspirant. Je m’endormirais sur cette combinaison rare de temps parfait, de magnificence et d’intensité naturelle, et d’isolement absolu, certain d’avoir vu, et vécu, aujourd’hui le plus bel endroit du monde à mes yeux...
La magie est partie avec la nuit, la brume et la grisaille ont refermé la boite aux joyaux naturels, qui ne se laissent plus voir... Pourtant quelques promenades et quelques marches nous apporteront encore quelques désserts visuels avant de quitter les lieux et de repartir vers la relative civilisation. Le « Key summit » ouvrira, quelques instants encore, pour nous les volets recouvrant la fenêtre donnant sur le paradis montagneux... Nous consacrerons le reste de la journée a terminer la grande boucle qui nous avait amèné depuis Queenstown au fond du Fjordland pour retourner dans la première, enfin sur notre aire d’arrêt si belle au bord de son lac...
Les quelques journées restantes nous verrons relativement pressés, la trotte restant jusqu’a Christchurch n’étant pas mince affaire si l’on désire garder encore un peu le loisir d’offrir à nos regards les nombreuses merveilles disposées encore par la Nouvelle Zélande sur notre passage.
Au bord d’une gorge profonde au torrent tumultueux (l’Argonath pour le aficionados des aventures de Frodon), des fous se jettent dans le vide suspendu a un fil semblant vraiment trop mince. Nous aurons le courage de les regarder quelques instants, en affrontant leurs cris d’agonie...
Plus loin après la rencontre avec le Mont Cook, la montagne la plus elevee du pays, l’immense glacier Abel Tasman et ses iceberg blancs gris, gros comme des immeubles, c’est encore cols montagneux parsemés de neige, vallées pelées aux herbes jaunies et éventées, grandes pleines impressionnantes, a la luminosité forte, encerclées au loin par des pics toujours blancs (qui servirent pour le Rohan et ses cavaliers), de nouveaux lacs, cette fois bordes par des collines parsemées de moutons a Fairlie, nous servant d’arrêt, des villages charmants, a moitie vieille Angleterre a moitie Far West, tel celui drôlement nommé Géraldine...
Photos du Mt Cook et du Glacier Tasman:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/MtCookEtGlacierTasman
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Photos du col de Lindis et de Twizel:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/LindisPassEtTwizel
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Photos de Fairlie et Geraldine:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/FairlieEtGeraldine
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Et enfin, après une longue route n’ayant plus d’intérêt une fois les montagnes quittées, Christchurch, capitale de l’Ile du Sud, ville tranquille avec son beau parc, sa vieille université transformée en espace artistique, et sa rivière centrale sur laquelle des gondoliers promènent amoureux ou romantiques pour quelques dollars locaux. C’est la que nous devons rendre le fidèle destrier qui nous a porté ces derniers 15 jours, après une dernier très mauvaise nuit a bord, passée sur un parking plutôt mal fréquenté...
Photos de Christchurch:
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Retour en avion jusqu’a Auckland point de départ et d’arrivée, le chemin des nuages achevant de nous surprendre quand a l’étendue des chaînes montagneuses, pendant que en nous admirons une dernière fois les cimes et la géographie... Départ le lendemain matin a destination de l’Australie, relativement appauvris du portefeuille, mais néanmoins fort mélancoliques a l’idée de quitter cet extraordinaire pays...
Retour en avion jusqu’a Auckland point de départ et d’arrivée, le chemin des nuages achevant de nous surprendre quand a l’étendue des chaînes montagneuses, pendant que en nous admirons une dernière fois les cimes et la géographie... Départ le lendemain matin a destination de l’Australie, relativement appauvris du portefeuille, mais néanmoins fort mélancoliques a l’idée de quitter cet extraordinaire pays...
Photos depuis les airs:
http://picasaweb.google.fr/atanaeldecyrdee/VolChristchurchAuckland
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Hormis le bref passage en Argentine, la Nouvelle Zélande devait être pour moi le premier pays qui m’était entièrement inconnu dans l’itinéraire prévu. Et, c’était relativement innocent de ce qu’avait a offrir ces deux îles que j’avais débarqué sans avoir auparavant consulté ni guides de voyages ni sites web. Seules quelques informations données par un voyageur allemand allant dans l’autre sens donnaient quelques indices sur la nature du pays et jetaient quelques pistes sur le chemin à suivre.
Des l’arrivée, c’est a dire l’immigration et les douanes, nous avons compris que « les choses sont différentes ici »...Mais dans un sens rare. Mystère pour nous belges, plus habitués aux brimades rébarbatives des forces de l’ordre, généralement peu serviables (a, il faut le dire, quelques remarquables exceptions près) qu’a autre chose, les kiwis (autre nom par lequel s’identifient les néo-zélandais) semblent avoir réussi a conjuguer amabilité et professionnalisme dans les secteurs officiels (en y incluant la sécurité) ou administratifs. La preuve est ici faite, qu’il est possible de poser les questions d’usage sans devoir ni crier, ni prendre un air bêtement autoritaire, tout en gardant le sourire, puis de demander gentiment aux deux voyageurs étant passes par les pays de la coca de se faire renifler par le chien des stup, enfin en les remerciant d’avoir bien rempli leur déclaration de douane en signalant que leurs bottines et tente pouvaient être contaminés par quelques boues d’origines lointaines. Quelle différence !
Le faible coût de la vie pour des conditions de voyage identiques, voire meilleures, a celles qu’on est en mesure d’attendre en Europe, multiplie les possibilités de découverte ou d’activité, tout en jouissant d’une atmosphère très sécurisante et sans devoir se cantonner dans une piaule infâme en bordure d’autoroute, même pour les budgets réduits... Et on vous sert avec le sourire, ou l’on s’excuse si le sourire est difficile a tenir aujourd’hui... Le revers de cette médaille c’est que cela encourage a dépenser, entre la location a très bas prix d’un excellent van, quelques bons produits alimentaires retrouvés après 5 mois d’absence, l’une ou l’autre crasse lors d’un arrêt, ou une visite, et la note monte vite lorsque l’on prend finalement en compte tout le carburant parti en fumée...
Outre l’amabilité, le professionnalisme, le sourire, l’accueil, des prix abordables, la Nouvelles Zélande fourni aussi une information touristique fiable et gratuite, présente dans chaque village un peu visité. Le sommet, pour des voyageurs tels que nous, reste néanmoins les nombreuses toilettes publiques, gratuites, ultra propre et hyper entretenues, papier compris... Un luxe !
Les chemins et autres sentiers de grandes randonnées sont impeccablement maintenus, et lorsqu’ils sont dans des zones a risques, ou endommagés par les conditions naturelles, de nombreux panneaux le signalent, en excusent presque l’état, et offrent des recommandations quand au niveau d’expérience nécessaire ou aux alternatives possibles. C’en est presque trop tant le ton y est prévenant et conservateur ; il n’est pas rare que des passages relativement modérés et bien signales soient présentés comme très ardus et nécessitant soit d’être des randonneurs confirmés, soit la présence d’un guide qualifié.
L’extrême beauté naturelle des lieux, a la fois diversifiée mais néanmoins assez proches de nos canons occidentaux (a contrario des paysages incroyables, presque étranges du Su Ouest bolivien) pour que l’on puisse s’y relier, ne cesse jamais de surprendre et d’émerveiller même le voyageur le plus expérimenté. Celle-ci est habilement mise en valeur et protégée par une combinaison de parc nationaux et naturels, regroupée sous une administration centralisée efficace, avec de nombreuses antennes locales tenus par des bénévoles chaleureux et amoureux de leurs terres. C’est que les néo-zélandais sont fiers à l’extrême de leurs îles…
Quelques endroits échappent malheureusement à cette règle, avec, parfois, certaines pratiques détestables, le plus souvent liées a des enjeux financiers découlant du tourisme soit disant d’aventure. C’est le cas lamentable des « shotover jetboats » et autre bateaux ultra rapides du même acabit, qui se propulsent, grâce a leurs turbines surpuissantes, entre des gorges naturelles dans une succession de tête a queue, dérapages et autre freinages violents, pour le plus grand plaisir égoïste des amateurs de sensations faciles mais fortes, mais stérilisant littéralement des sections entières de rivières classées…
Sur la route, notre plus grande préoccupation, hormis celle que constituait notre « emprunte écologique » qui grandissait trop rapidement au goût de notre budget, fut le fait que l’assurance automobile n’est pas obligatoire dans le pays, avec les conséquences qu’on imagine facilement en cas d’accident puisque de nombreux Kiwis roulent « sans précautions ».
La grande absente de notre séjour dans le pays aura, hélas, été la rencontre avec les Maoris, les derniers habitants indigènes de ces îles, eux même conquérants maritimes, qui auraient, selon la légende, dégusté les habitants antérieurs jusqu’au dernier… 15 jours c’était trop peu pour une rencontre authentique, c'est-à-dire pas l’une de celles que proposent les dépliants touristiques contre une grosse poignée de dollars. Qui sait, une prochaine fois peut être…
Tristement, un mois après notre départ, les habitants, effrayés par les récents bouleversements boursiers, ont élus des candidats nationalistes comme représentants de la nation, mettant ainsi fin à plusieurs législatures sociales-démocrates plutôt efficaces… Enfin, advienne que pourra, il y aura encore longtemps 40 millions de moutons contre 4 millions d’humains dans ce pays…
Suite a ce bref passage, vraiment trop court pour rendre justice a ce pays sublime, dont je pourrais, malgré les quelques points noirs cités plus haut, continuer a faire les éloges des heures durant, je me pense enfin en mesure de répondre a une question que l’on m’a mille fois posée durant et entre mes voyages : « Quel est ton pays préféré ? ». Au demeurant c’est une question que je trouve réductrice, mais auquel je répondrais, jusqu'à nouvel ordre : « la Nouvelle Zélande », tant ces terres, parmi les plus éloignées possibles de notre petit royaume, allient et conjuguent de nombreuses qualités auxquelles je suis sensible…

1 commentaire:
Ah quel merveilleux pays! Je suis bien d'accord avec toi, la route entre Te Anau et Milford Sound est la plus belle route du monde. Il n'y aura jamais assez de mots ou d'images pour décrire correctement ce que l'on ressent à cet endroit, il faut l'avoir vécu, mais tu as néanmoins réussi à bien le faire dans ces quelques phrases.
Kia Ora.
Steeve
http://pulsmannz.blogspot.com
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